THÉÂTRE


RICHARD III

Thomas Ostermeier

  • Grand Théâtre
  • Tarif B

Mise en scène :
Thomas Ostermeier / Schaubühne Berlin

De William Shakespeare

Version et traduction de Marius von Mayenburg

Spectacle en allemand surtitré en français
Course au trône effrénée, assassinats, perversions, corruptions et caractère historique sont les thématiques premières d’un chef-d’œuvre signé William Shakespeare. Dernière pièce de la célèbre tétralogie dramaturgique (avec les trois parties d’Henri IV) de Shakespeare, Richard III plonge le spectateur dans un univers sanglant relatant l’ascension mais également la chute terrible du protagoniste prêtant son nom à la pièce. Thomas Ostermeier, metteur en scène incontournable de la scène contemporaine, présente aujourd’hui Richard III dans la presque pure tradition shakespearienne donnant ainsi la part belle aux comédiens et au texte. Lars Eidinger interprète ici magistralement le protagoniste principal de la pièce, Richard : un homme laid, difforme, boiteux, bossu qui sème néanmoins la terreur depuis la mort d’Henri IV. La pièce débute par le couronnement de son frère aîné, Edouard, en Édouard IV d’Angleterre. Richard démontre une profonde jalousie à l’égard de ce frère. Frère qu’il estime avoir placé lui-même sur le trône après de nombreux et bons services rendus à sa famille et notamment quelques meurtres. Les ambitions malsaines de Richard grandissent, dans le même temps que sa haine s’accentue davantage pour le reste du monde, auquel il n’appartiendra jamais aux vues de ses handicaps. Il va alors perpétrer ce qu’il sait faire de mieux : tuer, mais également conspirer contre sa propre famille pour tenter d’assouvir sa soif de pouvoir. Une soif de pouvoir ultime : accéder au trône en écartant toute personne qui se mettrait en travers de sa route. Toute personne, incluant bien sûr, sa famille. Il monte ses potentiels adversaires les uns contre les autres avec une habilité politique hors pair. Il instrumentalise et manipule sans aucun scrupule pour arriver à ses fins. L’ambition est trop grande. Cette fine stratégie doit perdurer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne au-dessus de lui et que la couronne lui revienne de droit. Mais cette course effrénée, cette diabolisation du personnage n’est pas l’unique sujet de la pièce. Toute la complexité de Richard III, que la nature n’a pas gâtée, réside dans un profond mal être. Une blessure insoignable. Malgré son succès quant à son ascension au trône d’Angleterre, Richard se retrouve face à son plus grand et véritable ennemi : lui-même.

« Eidinger prend au sérieux à chaque instant l’orgueil autiste de son personnage. Il offre une performance qui dans son évidence non affectée, cherche son équivalent : un événement de théâtre annoncé. »
André Mumot, Deutschlandradio Kultur