Cette pièce chorégraphique, créée par la Compagnie Kokeshi, a des allures de conte fantastique. Dans une atmosphère bleutée, trois danseuses célèbrent la femme sorcière : rebelle, insaisissable, symbole d’émancipation et de résistance.
L’une arbore une tresse infinie, symbole de lien. La seconde se coiffe de bois de cerf, signe de renouveau. La troisième apprivoise le feu. Elles nous entraînent dans un univers aux frontières du réel.
Vêtues telles des amazones, les danseuses déploient une gestuelle puissante. Autour de cinq saules, elles évoluent à l’unissons, se chuchotent une histoire au creux de l’oreille. Elles ne se quittent jamais des yeux.
La synchronicité de leurs corps trouble le regard : elles semblent se démultiplier, donnant à voir non pas trois danseuses, mais un chœur, une armée de guerrières, une communauté de femmes engagées, espiègles, audacieuses. Insoumises.
Mère de trois filles adolescentes, j’ai souhaité créer un spectacle qui rende hommage aux femmes historiques et contemporaines, ordinaires ou extraordinaires, et leur offrir de nouveaux modèles pour se construire en tant que femmes en devenir, des héroïnes combatives, culottées, avec chacune leur individualité tout en célébrant la sororité et le groupe. Capucine Lucas




