En quelques années, Louis Matute s’est imposé comme l’un des jazzmen les plus inspirants de la scène européenne. Avec ses complices du Large Ensemble, l’artiste nous dévoile Dolce Vita, un nouvel album nourri d’héritages honduriens et d’influences brésiliennes.
En 1972, au Honduras, le président en place est renversé par un coup d’État. Sous la menace de la junte militaire, de nombreux citoyens fuient le pays. Parmi eux se trouve le grand-père de Louis Matute. 50 ans plus tard, cette histoire familiale est le point de départ de Dolce Vita.
Avec sa guitare électrique, il façonne un jazz libre où groove, rock caribéen, mélodies entraînantes se conjuguent avec virtuosité. Sur scène, les dix titres de Dolce Vita prennent toute leur dimension grâce au Large Ensemble. Avec eux, la musique dépasse la simple interprétation : elle respire, raconte, transporte. Voyage vibrant aussi personnel qu’universel.
De ce douloureux héritage, Louis Matute fait une grande oeuvre musicale en leader incisif et généreux de son Large Ensemble cuivré à souhait, dont les embardées latinos se teintent de funk et de psychédélisme. Le Monde



