Orchestré par le metteur en scène israélien Itay Tiran, étoile montante de la scène contemporaine, ce Richard III promet de marquer les esprits. Portée par les comédiens du Théâtre Gesher, cette fresque théâtrale éclaire une nouvelle fois les mécanismes impitoyables de la quête du pouvoir.
Installé en Europe depuis une dizaine d’années, après avoir quitté son pays en raison de ses prises de position politiques, Itay Tiran se voit confier en 2023 la création de Richard III par le Théâtre Gesher, troupe née de l’exil, fondée par des comédiens exilés de l’ex-URSS dans les années 1990.
Pour dépeindre l’univers destructeur du despote, prêt à tout écraser sur son passage pour accéder au trône, l’acteur et metteur en scène primé Itay Tiran s’entoure de la troupe exceptionnelle du Théâtre Gesher, éblouissante dans son interprétation d’Anna Karénine la saison dernière. Dans le rôle du monarque sanguinaire, Evgenia Dodina incarne avec audace ce personnage complexe, poussant la rhétorique shakespearienne à son paroxysme. Avec Richard III, Itay Tiran signe une épopée théâtrale captivante, tout en délivrant une critique acerbe de l’actualité politique du pays.
La PRESSE en parle
TTT Aussi sobre que féroce. le drame shakespearien revisité en hébreu par l’israélien Itay Tiran fait dïablement écho aux despotes de notre temps. Télérama
Lorsque ce mécanisme d’infantilisation se manifeste, la société s’enfonce dans la violence et la régression. C’est exactement le processus à l’oeuvre dans Richard III. Ce que la pièce nous apprend, c’est que nous paierons le prix de notre infantilisme par un anéantissement collectif. Itay Tiran, interview pour Le Monde
Dans un espace clinique, tout blanc, les morts défilent sous le regard du roi, magnifiquement incarné par Evgenia Dodina. Jouée en hébreu surtitré en français, la pièce de Shakespeare enchante, avec effroi, glace souvent le sang. Et devient une spectaculaire lecture de notre histoire. Télérama
Chef-d’œuvre de Shakespeare avec, dans le rôle-titre, l’extraordinaire comédienne Evgenia Dodina. Le Figaro
Evgenia Dodina est un festival à elle toute seule. Le Figaro
Il y a dans ce corps toute la difformité d’un cerveau malade, et lorsqu’on observe sur scène Evgenia Dodina, sa féminité épouse une puissance inégalée. Comment ne pas succomber à son charme atroce ? Le Figaro
Dans la mise en scène d’Itay Tiran, l’actrice Evgenia Dodina balade le personnage sanguinaire d’un bord à l’autre de la palette du jeu. Le Monde
Servie par l’excellente troupe du Théâtre Gesher, cette représentation de Richard III en démiurge d’un chaos savamment ordonné, et que rien ni personne ne peut stopper, fait froid dans le dos. Le Monde
Si la lecture de la pièce par le jeune metteur en scène Itay Tiran frappe les esprits, boîte blanche, immaculée, dans laquelle il réinvente cette figure du mal en action, si la troupe d’acteurs impeccables, assumant chacun plusieurs rôles au gré d’une chorégraphie que entrelace chants juifs et texte shakespearien, ne peut qu’être saluée, la performance d’Evgenia Dodina en roi-reine-enfant sadique, a fait lever le public de Sceaux. Transfuge
Avec l’extraordinaire actrice Evgenia Dodina dans le rôle du sanguinaire Gloucester, le metteur en scène israélien Itay Tiran présente pour la première fois son travail en France avec un Richard III résonnant de chants et de portée politique. La Terrasse
Une fresque théâtrale éclaire une nouvelle fois les mécanismes impitoyables de la quête du pouvoir. Sceneweb
















