Avec Delay the Sadness, Sharon Eyal transforme le deuil et le manque en matière chorégraphique. Pensée comme une traversée physique des émotions, la pièce déploie une écriture sous tension, qui met à l’épreuve l’équilibre fragile des états intérieurs.
Figure majeure de la scène chorégraphique mondiale, Sharon Eyal a pour habitude de travailler avec des ensembles d’envergure et signe des pièces de groupe exigeantes, mobilisant la virtuosité et l’engagement physique des interprètes. Co-signée avec Gai Behar, la pièce conçue pour huit interprètes s’organise autour d’un collectif éprouvé par un chaos interne de forces et d’émotions.
Fidèle à son écriture intensément physique, Sharon Eyal y intègre des formes empruntées au ballet classique qu’elle réinvestit et redéploie dans une danse résolument contemporaine.
(…) un voyage dansé saisissant de contrastes. Comme un long mouvement souple où danseurs et danseuses se déploient dans toute l’amplitude de leur corps. Télérama






