CIRQUE


DANS TON CŒUR / PIÈCES DÉTACHÉES

Pierre Guillois / Cie Akoreacro

  • Espace Cirque
  • Tarif A

Espace Cirque d’Antony | rue Georges Suant, 92160 Antony

Écriture et mise en scène : Pierre Guillois
Akoreacro défend, depuis 10 ans, un cirque populaire, nouveau, et de grande qualité acrobatique. Viscéral et généreux, ce collectif d’artistes revendique un langage unique entre musique et acrobatie.
Quel metteur en scène ne rêve pas de cirque ? Nous y cherchons les restes d’un art populaire que nous avons oublié sur nos scènes dorées. Nous rêvons du circulaire comme de l’arène antique, de la fête mêlée d’un parfum de kermesse joyeuse que le chapiteau évoque instantanément.
Pourtant nous voilà bien patauds face aux voltigeurs, porteurs et acrobates de tout poil. Le théâtre semble bien démuni devant tant de performances, et ces gymnastes superbes n’ont guère besoin d’alliés pour briller. Ils portent en eux déjà la force et la grâce. Sauf que ces As de la piste sont aussi des créatures, devenus mutants à force d’entraînements, isolés sous leur toile dans l’obsession du geste parfait, ils se sont transformés peu à peu en une horde de freaks suant sang et eau pour obtenir l’impossible, entre torsions surhumaines et une lutte sans merci contre l’apesanteur dans l’illusion d’éblouir le monde.
Le théâtre peut s’accoupler, le temps d’un spectacle, à ces beaux monstres.
Nous tenterons de rendre le cirque plus érotique, en ne dévoilant que certaines parties des acrobaties et qu’apparaissent comme par magie quelques jambes perdues, quelques corps balancés. Nous flanquerons de lourds objets sur la tête de nos mastards, qui seront condamnés à vaciller sur la piste comme des forçats. Lors des voltiges, nous tordrons les corps encore davantage et tels des poupées malmenées, ils passeront de main en main, sous les cris ahuris de la foule…
La parade sera métaphysique, mettant en jeu ces corps étonnants, l’absurdité de ces prouesses inouïes, la grimace fantastique de leurs muscles, dans l’espoir de faire jaillir un enchantement perdu.

Pierre Guillois