THÉÂTRE


PELLÉAS ET MÉLISANDE

Maurice Maeterlinck / Julie Duclos

  • Grand Théâtre
  • Tarif A

Création au Festival d’Avignon 2019

Mise en scène : Julie Duclos
Scénographie : Hélène Jourdan

Avec :
Vincent Dissez, Philippe Duclos, Stéphanie Marc, Alix Riemer, Matthieu Sampeur, Émilien Tessier, un enfant
Mélisande apparaît un jour au pays d’Allemonde, on ne sait comment. Pourquoi épouse-t-elle Golaud ? Pourquoi cet amour fatal pour Pelléas ? La tragédie, ici, est une note fondamentale de l’existence : on ne voit ni le fond ni les frontières des choses, les mots semblent à la fois transparents et opaques...
Avant d’être un opéra, Pelléas et Mélisande est une pièce qui fit date, marquant les débuts à la scène du mouvement symboliste. Pour recréer la magie évocatoire de Maeterlinck, Julie Duclos mêle les ressources du théâtre et du cinéma, ouvre les espaces sur des lointains entraperçus, bâtit des chambres sur des cryptes aussi obscures que les forêts de l’inconscient.
Mélisande est une jeune femme en fuite. Au prince Golaud qui la découvre en pleurs dans la forêt et lui déclare son statut et sa généalogie, elle répond venir d’ailleurs. Et c’est de cet être – et non d’une histoire – que Golaud tombe amoureux, s’occupant d’elle, l’épousant et l’emmenant dans le château de son grand-père. Là, Mélisande rencontre Pelléas, le demi-frère du Prince. Tout est dit. Ou plutôt tout est non-dit, suggestion et projection... Un terrain fertile pour que s’y déploient l’amour interdit et sa chute violente. Une structure entre terre et ciel que Julie Duclos a souhaité habiter. Car à l’instar de l’écriture de Maurice Maeterlinck, les personnages sont « concrets et poétiques », et souvent silencieux. Pour les deviner, la metteuse en scène a imaginé une scénographie où le théâtre et le cinéma s’entremêlent, multiplient les plans, les axes et les angles. Un procédé dramaturgique qui donne lieu à de multiples révélations et élévations et qui rappelle que le symboliste belge a toujours cherché à voir le monde par-delà les apparences.