DANSE


MÖBIUS

Cie XY

  • Grand Théâtre
  • Tarif A

Une création de la Cie XY avec Rachid Ouramdane

Collaborations artistiques :
Rachid Ouramdane assisté de Agalie Vandamme, Jonathan Fitoussi, Clemens Hourrière
Quand les acrobates de la mythique compagnie XY rencontrent Rachid Ouramdane le chorégraphe aux mille facettes, cela donne un ballet aérien d’une fascinante dextérité. 

Depuis près de 15 ans, la Compagnie XY interroge le langage acrobatique à travers la pratique des portés. Tout en s’appuyant sur les fondamentaux de cette technique circassienne, les artistes du collectif jouent avec les codes, les rythmes et les formes de l’acrobatie pour les remettre au centre du geste artistique. Dans cette association inédite avec Rachid Ouramdane, la Cie XY s’attache avec « Möbius » à explorer les confins de l’acte acrobatique en cherchant, par analogie, du côté des phénomènes naturels tels que les murmurations. Ce mode de communication que l’on retrouve de manière évidente dans les vols d’étourneaux : un ballet de centaines d’oiseaux si bien réglé et si dense qu’il en éclipse le soleil l’espace d’un instant. Il s’agit d’inscrire ainsi le mouvement acrobatique dans une continuité qui autorise les renversements et les revirements de situations sans avoir à les opposer les uns aux autres. Sur ce territoire sensible, qui n’opposerait plus nature et culture ni le corps à l’esprit, Möbius offre aux spectateurs un espace flottant au sein duquel le temps semble tantôt s’étirer, tantôt se contracter au rythme des corps changeant de forme sous ses yeux. Instant de magie, les corps sont en lévitation, se dédoublent et s’abandonnent au sol. Parfois, les membres du groupe réagissent de façon quasi simultanée, comme s’ils ne formaient qu’un seul être. On entre là dans une zone de mystère, un espace inexpliqué, un voyage onirique aux variations émotionnelles très puissantes.  

« Composé pour l'occasion de cinq femmes et treize hommes, le collectif XY souffle un vent nouveau sur cet art circassien. « Möbius » est à leur image, infiniment beau. » Les Échos