THÉÂTRE


LA PITIÉ DANGEREUSE

Zweig / McBurney

  • Grand Théâtre
  • Tarif B

Version de Simon McBurney , James Yeatman, Maja Zade et l'ensemble des acteurs

Mise en scène : Simon McBurney/Londres

Production : Schaubühne/Berlin

Coproduction : Complicite et la Schaubühne/Berlin

Coréalisation : Les Gémeaux / Sceaux / Scène nationale, Festival d'Automne
à Paris, Théâtre de la Ville/Paris

Avec : Marie Burchard, Robert Beyer, Johannes Flaschberger, Christoph Gawenda, Moritz Gottwald, Laurenz Laufenberg, Eva Meckbach

Spectacle en allemand surtitré
Le metteur en scène Simon McBurney rencontre les comédiens de la prestigieuse Schaubühne de Berlin autour de l’unique roman de Stefan Zweig : une plongée vertigineuse et tragique, à la fois intemporelle et impitoyablement contemporaine, dans les méandres et les mirages de la compassion.

C’est, d’abord, une rencontre au sommet : celle du metteur en scène britannique Simon McBurney et de la troupe de comédiens de la Schaubühne de Berlin, compagnons de longue date des Gémeaux/Scène Nationale de Sceaux. C’est ensuite, pour Simon McBurney, artisan d’un théâtre de l’image et du mouvement, une manière d’explorer plus profondément une question qui le taraude : celle de la compassion. Déjà présente en filigrane dans son adaptation du Maître et Marguerite de Boulgakov, celle-ci est en effet au cœur de La Pitié dangereuse, unique roman achevé par Stefan Zweig, publié en 1939.
Cette pitié dangereuse, cette « impatience du cœur » (titre original du roman), c’est celle qu’éprouve, à la veille de la Première Guerre mondiale, le lieutenant Anton Hofmiller pour la belle Édith de Kekesfalva, jeune paralytique fille d’un riche propriétaire terrien, follement amoureuse de lui : deux êtres, deux mondes, une confusion de sentiments... Narrée sur un mode rétrospectif et polyphonique, l’histoire de cette relation bancale, faussée et forcément tragique acquiert une dimension collective et une résonance sinistrement contemporaine : comment la compassion peut-elle être l’autre visage de la lâcheté et de l’égoïsme ?
Comment, bien qu’elle pense avoir conscience du pire, une génération peut-elle courir au cataclysme ?