THÉÂTRE


JEUNESSE SANS DIEU

Ödön von Horváth / Thomas Ostermeier

  • Grand Théâtre
  • Tarif B

En partenariat avec la Schaubühne

Première en France

Mise en scène : Thomas Ostermeier / Schaubühne-Berlin
Traduction et adaptation : Thomas Ostermeier et Florian Borchmeyer
Scénographie : Jan Pappelbaum
Dramaturgie : Florian Borchmeyer

Avec :
Jörg Hartmann, Laurenz Laufenberg, Alina Stiegler, Moritz Gottwald, Bernardo Arias Porras, Lukas Turtur, Veronika Bachfischer, Damir Avdic

Spectacle en allemand surtitré

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La vie quotidienne dans un lycée provincial à l'époque totalitaire. Le parti d'extrême droite « riches plébéiens » a pris le pouvoir et « se retire dans la tour de la dictature ». Les citoyens sont engagés dans une guerre imminente, les médias sont alignés et le programme est réécrit selon les principes nationalistes. Le professeur d'histoire de l'école est soudain obligé d'enseigner une idéologie discriminatoire qu'il rejette mais qu'il ne critique pas par peur et par apathie. Quand il ose néanmoins déprécier les insultes racistes incendiaires dans l’essai de l’élève N, le corps étudiant et les parents se jettent sur lui et exigent que des mesures disciplinaires soient prises contre lui pour sa « sentimentalité humanitaire » et son « sabotage de la patrie ». Lors d'un voyage scolaire – un camp pascal d’entraînement militaire – la violence quotidienne atteint son paroxysme avec le meurtre d’un étudiant. Un meurtre qui sera le révélateur implacable d’une société toute entière, dont la cruauté et l’inhumanité profitent à ceux qui l’ont mise en place en assurant le bon fonctionnement d’un système totalitaire.

Avec son adaptation du roman Jeunesse sans Dieu, c'est la deuxième fois que Thomas Ostermeier — après la pièce folklorique de 1931 Nuit italienne— se concentre sur un texte des années 1930 d'Ödön von Horváth qui traite de l’effondrement de la démocratie et de la société civile. Publié en allemand en 1937 par une maison d'édition en exil à Amsterdam, « Jeunesse sans Dieu » est devenu une sensation internationale du jour au lendemain comme l'image miroir des mécanismes sociaux sous la dictature nazie. Cependant, le texte ne nomme pas explicitement l'heure, le lieu ni les autorités en question. Cela permet au roman de devenir simultanément une parabole dépassant son contexte historique.