Jean -Jacques Milteau

et Palata Singers


Avec : Marcel Boungou ténor, Gaspard Mifoundou baryton, Bernard Mokambila basse, Alphonse Nzindou ténor, Manu Galvin guitare, Jean-Jacques Milteau direction artistique, harmonica / Crédit Photographique : Marie Lamedo

Sceaux What Tarif A
jeu. 24 nov. 21h30
ven. 25 nov. 21h30
sam. 26 nov. 21h30

« Je suis un mécréant qui pleure en écoutant de la musique religieuse. Ça a commencé avec Beautiful City par Sonny Terry et ça va jusqu’à Buxtehude en passant par les Staple Singers et Blind Willie Johnson. Je ne pouvais pas refuser cette proposition de travailler avec les Palata. Enfin une occasion de ressentir au plus près cette ferveur qui me transcende mais reste pour moi un mystère. Le challenge était de s’intégrer au sein d’une formation aussi profondément soudée. L’accueil du groupe a été si chaleureux, que j’ai oublié mes doutes pour m’embarquer dans l’aventure. Merci à eux ! Hallelujah, Everybody Needs Somebody … »
J.J. Milteau
Au milieu des années 70, quatre jeunes de Brazzaville, issus des différentes chorales d’églises évangéliques de la ville, décident de former un quartet vocal : Les Palata Singers (« perles » en congolais). Dans un pays où tout le monde se déhanche au son de la rumba congolaise ou du soukouss, les ténors Alphonse Nzindou et Marcel Boungou, la basse Bernard Mokambila et le baryton Gaspard Mifoundou, veulent plutôt aller à contre-courant. En s’inspirant des Platters ou du Golden Gate Quartet (qui sera plus tard séduit par leur swing va les parrainer), ils vont habilement marier les harmonies des chants de l’ethnie Kongo et ceux des églises protestantes. Les Palata, qui cumulent à eux quatre, près d’un siècle de chant gospel, s’inscrivent comme les précurseurs d’un nouveau mouvement qui n’a pas cessé de faire des émules en France. Si le quartet s’articule selon une formule classique, il évolue cependant avec beaucoup d’aisance dans un melting pot alliant spirituals revisités, reggae félin, rythm’n blues langoureux et figures percussives de la terre originelle. Répertoires mêlant negro spirituals, gospels afro-américains et hymnes originaux, voix remarquablement bien timbrées, cohésion dans les mouvements polyphoniques acquises au fil de vingt ans de pratique d’ensemble en font incontestablement le plus intéressant des groupes de Gospel en France.