DANSE


GLORIA

Antonio Vivaldi / José Montalvo

  • Grand Théâtre
  • Tarif A

Les Rendez-Vous Chorégraphiques de Sceaux
Nouvelle création

Chorégraphie : José Montalvo
À partir des « Quatre saisons » de Antonio Vivaldi

Pièce pour 16 danseurs
Jankélévitch écrit : « Chaque année sans se lasser le merveilleux printemps raconte à nouveau l’histoire de cette résurrection [...] Comment tant de déceptions, tant d’échecs, tant d’hivers, n’ont-ils pas dégouté Avril de rhabiller les arbres que la saison de la méfiance et de l’étroitesse a déshabillé ? [...] Le mystère vernal est la figure cosmique, annuelle, saisonnière, de notre propre destin »

« Les théories sont grises, mais les feuilles sont toujours vertes »

Goethe


La création artistique a toujours quelque chose d’une aventure. À plus d’un an de la création, Il y a encore beaucoup de flous, de zones d’indécision ou d’obscurité. Tout peut bouger. Pour moi, elle ne s’effectue pas comme le simple déroulement de quelque chose qui aurait été préalablement pensé et prévu dans ses moindres détails. Une pièce débute par un désir, une force, une énergie qui me permettent de repartir, de recommencer, de renaitre porté par un irrésistible et mystérieux désir de mieux s’enraciner dans la vie même. « Le mystère vernal est la figure cosmique, annuelle, saisonnière, de notre propre destin. » J’ai bien une idée de projet au moment de commencer mais elle se transforme tout le temps. Gloria se fait en se développant dans une sorte de dialectique du prévu et de l’imprévu. Elle se métamorphose tout le temps.

Qui est Gloria ?
La tenancière passionnée d’un cabaret onirique, qui s’appelle pour le moment « L’auberge espagnole », il pourra aussi s’appeler « Le cabaret voltaire ». Espace cosmopolite, il célèbrerait la vie et son élan nés de l’hybridation, du mélange, de la transformation issue des combinaisons nouvelles et inattendues entre les êtres humains, entre les cultures, les idées, les danses, les chansons et les musiques.
Ce lieu serait porteur d’un chant d’amour, réjoui de la joyeuse batardisation qui est en nous.
Il serait fréquenté par des personnages extravagants comme autant de repères autour desquels j’aimerais construire ma pièce et faire danser le ballet du monde.
Face au chaos écologique annoncé, face à la violence, à la terreur, à la cupidité aveugle, à l’exclusion, à la marchandisation à tout-va, Gloria porte en elle une utopie, une naïveté, un antidote qui pour moi reste fécond.
À ces désastres annoncés, le salut, s’il est possible, vient de l’art et de l’émotion, il passe par la prise de conscience de notre responsabilité, de la nécessité de notre engagement sous l’étendard de la beauté du monde.
Baudelairienne, artiste sorcière, fée, joueuse, Gloria est persuadée que le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité, le bien, au contraire, s’accomplissant au travers de l’art. Par la création artistique, la réalité acquiert de nouvelles dimensions, l’univers gagne en splendeurs et en richesses.
Et Gloria de nous inviter à nous enivrer de vin, de poésie, de danse, de musique, de théâtre ou de vertu, à notre guise, mais surtout de nous enivrer.
Chaque femme, chaque homme peut trouver dans le parcours de Gloria, tant d’enjeux de sa propre vie.