JAZZ


ÉRIC LEGNINI QUARTET

Six Strings Under / Nouvel album

  • Grand Théâtre
  • Tarif A
Avec :
Éric Legnini : piano
Rocky Gresset : guitare
Hugo Lippi : guitare
Thomas Bramerie : contrebasse
« Les pianistes et guitaristes ne font pas toujours bon ménage » s’amuse Eric Legnini. Il peut même y avoir de la compèt’ dans l’air entre ces deux instruments-mondes, ces deux mini-orchestres à eux tous seuls, ces deux icônes populaires que tout le monde a essayé un jour ou l’autre. Pourtant, c’est loin d’être son cas précise le Belge : de son côté, les relations sont plutôt au beau fixe [...]
Avec Six Strings Under, le pianiste complice de Joe Lovano, Claude Nougaro, Stefano Di Battista, Aka Moon, des frères Belmondo ou encore d’Ibrahim Maalouf décide certes de faire une sorte de déclaration d’amour à cet instrument qui a bercé toute sa vie. Mais pas seulement : « C’est à la fois une continuité, car je n’ai pas changé ma manière d’écrire, très mélodique. Mais c’est aussi une rupture qui m’a apporté un vrai coup de fraîcheur et donc de nouvelles idées pour composer. »
Côté continuité, on retrouve sur Six Strings Under le contre-bassiste de deux de ces aventures chantées, Thomas Bramerie, un ami de vingt ans avec lequel il jouait déjà en 2008 sur le fameux Belmondo & Milton Nascimento. Côté rupture, le voilà qui enregistre pour la première fois avec deux guitaristes qu’il affectionne tout particulièrement : Hugo Lippi, qu’il connaît depuis les légendaires Nuits Blanches du Petit Opportun au mitan des années 90. « Déjà à l’époque de Big Boogaloo (2006), je l’avais invité à des concerts avec Julien Lourau et Stéphane Belmondo. C’est un musicien fantastique, j’adore sa sensibilité et sa connaissance incroyable des standards. ». Le second virtuose de la six-cordes, Eric Legnini l’a rencontré il y a une quinzaine d’années. Pièce maîtresse du jazz manouche, Rocky Gresset a – malgré lui – poussé le pianiste belge à modifier sa manière de travailler : « il ne lit pas la musique, il joue tout d’oreille, c’est presque mon opposé car moi, ma culture est très classique : solfège-conservatoire-écriture-arrangements. On a passé beaucoup de temps ensemble pour que je lui apprenne les morceaux. C’était un work in progress très enrichissant !