Chofé biguine la

Patrice Caratini / Alain Jean-Marie


Avec : Le Caratini Jazz Ensemble : Patrice Caratini contrebasse, orchestrations, direction, André Villéger saxophone, Matthieu Donarier saxophone, Rémi Sciuto saxophone, Claude Egea trompette, Pierre Drevet trompette, François Bonhomme cor, Denis Leloup trombone, François Thuillier tuba, David Chevallier guitare, banjo, Thomas Grimmonprez batterie Alain Jean-Marie trio Biguine Reflections : Alain Jean-Marie piano, Éric Vinceno basse électrique, Jean-Claude Montredon batterie / Crédit Photographique : D Gaillard

Grand Théâtre Tarif B
mar. 06 mars 20h45

Genèse d’un projet
En 2001, Alain Jean-Marie, qui tient le piano du Caratini Jazz. Ensemble depuis quatre saisons, propose à Patrice Caratini d’associer son orchestre au trio Biguine Reflections, formé en 1992, et dont le titre à double entrée évoque autant le reflet des origines du musicien guadeloupéen que sa propre réflexion sur la biguine. L’idée s’impose naturellement de réunir les deux formations sur scène pour convier l’auditeur à un jeu de miroir à multiples facettes. Deux artistes, Patrice Caratini et Alain Jean-Marie. Deux mondes, le jazz et la biguine. Depuis de nombreuses années, Alain Jean-Marie parcourt les sentiers qui mènent des Antilles au jazz. Patrice Caratini poursuit de son côté l’exploration des rapports subtils entre écriture et improvisation. Le projet Chofé biguine la devait tout naturellement naître dans l’esprit de ces deux artistes dont les chemins se sont souvent croisés. Créé en 2011 en Martinique et Guadeloupe par le Caratini Jazz Ensemble et le trio Biguine Reflections d’Alain Jean-Marie, le spectacle réunit quatorze musiciens sur scène autour de quelques grandes figures des Antilles, comme Alexandre Stellio, Al Lirvat ou Robert Mavounzy, des compositions d’Alain Jean-Marie et la suite Antillas écrite par Patrice Caratini pour la circonstance.
Trop rarement joué sur scène, ce programme brillant, en pulsation constante, s’invente une identité musicale sans formatage, qui témoigne de la porosité des cultures et invite les musiciens à « se changer en échangeant avec l’autre, sans se perdre, ni se dénaturer » pour reprendre les mots du poète Martiniquais Édouard Glissant. Rythmique de feu, solos explosifs et ensemble déluré, Alain Jean-Marie et Patrice Caratini font chauffer la biguine à la sauce jazz avec passion, gourmandise et sophistication.